Mollières

Présentation

Photos

Histoire de Mollières

La vie autrefois

Langue

Contes, récits, dictons

Le Mercantour

Guide pratique

Contact


    La vie autrefois : les minerais

          Il semble que le gisement de « blende » (soufre et zinc) au quartier Tigella en territoire de Saint Sauveur était connu depuis très longtemps. Une société avait entrepris des travaux vers 1900. Après avoir découvert le filon à quelques mètres de profondeur, on avait construit une galerie d’une trentaine de mètres. Ensuite les travaux avaient été abandonnés. En 1924, les travaux ont été repris. On a remis en état la galerie ancienne et poussé plus avant dans le but d’établir la direction du filon pour pouvoir creuser à l’endroit propice. Il paraît que le gisement serait pratiquement inépuisable. Tout dépendrait de la rentabilité du produit en rapport avec les travaux d’excavation et de transport. Ces travaux ont duré environ un an. Après quoi, ils ont dû être suspendus à cause de l’interdiction de l’autorité italienne. Durant cette période, un chercheur de ladite société avait découvert sur le flanc de la même montagne, à peu près à la même altitude, mais plus à l’est, c’est-à-dire vers le village, une excavation dans la roche de la profondeur d’un homme, au fond de laquelle il a découvert un filon de « galène » (souffre et plomb). Cet expert chercheur n’a jamais dit, que je sache, s’il s’agissait de galène argentifère ou non. L’excavation très ancienne était - et le sera plus encore - tellement camouflée par des broussailles qu’ aucun Molliérois ne s’en était jamais aperçu.

          Les minerais ferreux abondent dans le vallon de Marges vers le Col Ferrière (d’où le nom) et sur le flanc du contrefort donnant sur le vallon de Mollières.

          Des signes d’une très ancienne fonderie existent au lieu-dit La Cabane, dans le vallon de Marges, et d’une autre à moins d’un kilomètre en amont du village, au-dessus du lieu-dit Pré du Barn. Cette dernière se trouvant juste en bordure du chemin conduisant à Saint Martin Vésubie, elle a été bouleversée lors des terrassements pour la construction de la route. Toutefois, en se donnant un minimum de peine, il est possible de retrouver des détritus semblables à ceux de la Cabane. Il n’existe aucune trace n’excavation. Le minerai devait se trouver en abondance en surface. Evidemment, le métal était transporté à dos de mulet, vers où ? On ne le saura jamais, non plus que de quelle époque datent ces travaux. Il n’y a aucune mention dans les traditions locales. Peut-être de l’époque romaine ?

          Les spirites abondent au dessus du village vers le Col Roubine, mais ce minéral ne semble pas intéressant.

          On sait d’autre part qu’un projet de recherche et, le cas échéant, d’exploitation de l’uranium avait été mis à l’étude en haut lieu dans les années 70, sans doute dans le grand mouvement de développement de l'énergie nucléaire en France. Ce projet avait été très contesté par les écologistes, et quoi qu'il en soit, il n'a connu apparemment aucune suite.


© Copyright(c) - Mollières - Tous droits réservés - Webmaster : Romain G.