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    Loisirs, jeux et fêtes

Voici une présentation des jeux, des loisirs et des festivités en cours à Mollières, dans la dernière période de son existence, les années trente, tels que des anciens nous les ont rapportés.

          Les veillées, les longues soirées d’hiver

Les veillées étaient vraiment une pratique importante à Mollières, ce qui constituait à la fois une réponse judicieuse apportée aux longues soirées d'un hiver interminable et une manifestation incontestable de convivialité, de désir de relations.
Lous Mouliéréncs s’anàvan troubar acò de un ou de l’autre, se jugnén, e villavan ; lou mai era l’huvern, che lais séraous eran longas (l’huvern era lonc, coumençava a l’aoutoun e finissié enlà lou més de mars) : aloura blagàvan, jugàvan a las cartas, a la moura, a las damas, countavan d’estorias, lous omes d’en caire e las frémas de l’aoutre arèi blagavan e faién de mailla, e enlà ver dès, ounz’ouras, sourtién ena touma grassa ou faién la fioca : Les Molliérois se rendaient visite chez l'un ou chez l'autre, se regroupaient, et ils veillaient, principalement l'hiver, car les soirées étaient longues (l'hiver était long, il commençait à l'automne et finissait autour du mois de mars) : alors ils bavardaient, ils jouaient aux cartes, à la mora, aux dames, ils racontaient des histoires, les hommes d'un côté et les femmes de l'autre, elles aussi elles bavardaient et et tricotaient, et autour de dix ou onze heures, on sortait une tomme grasse ou on faisait la fioca.

          Les jeux

Il s'agit surtout des jeux des hommes (il est vrai que les femmes jouaient rarement, leur temps libre étant plutôt occupé par le reprisage, le tricot et la conversation entre elles) : ce sont beaucoup de jeux italiens, ou plutôt piémontais, adoptés lors des contacts réguliers avec cette région de rattachement administratif (Commune de Valdieri), de relations commerciales (foires de Vinadio ou de Demonte) et de rencontres religieuses au sanctuaire de Sant’Anna di Vinadio (de l'autre côté du col de Lombarde).

Les jeux de cartes : le « Treset » et le « Vitou », la Scopa avec les Carabiniers.

Le treset
C'est un jeu d'origine italienne, le « Tresette »(Trois-Sept ), importé à Mollières du Piémont voisin, découvert lors de pèlerinages ou à l'occasion des foires. La règle pratiquée à Mollières est probablement la variante piémontaise de ce jeu extrêmement répandu en Italie et au-delà, selon des règles assez variées. Le jeu de « Treset », né en Espagne, est aussitôt adopté à Naples sous le règne des Deux- Siciles, par la voie des marins. Au XVIIe siècle le jeu a déjà, semble-t-il, fait le tour de nombreux autres pays méditerranéens, parmi lesquels la Turquie. Parmi les jeux de cartes italiens, c'est celui qui se prête au plus grand nombre de variantes, notamment d'une région à l'autre.

Voici la règle du « Treset » joué à Mollières.
Il se joue en général à quatre, par équipes de deux (mais il peut se jouer également à deux). On utilise un jeu de 32 cartes, dont voici l'ordre croissant : sept, huit, valet, dame, roi, as, neuf, dix. Le premier joueur mélange, fait couper le joueur qui se trouve à sa gauche, puis il commence à distribuer à sa droite, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, chaque joueur recevant ainsi huit cartes. On commence par indiquer ses « annonces » ; seules comptent : trois as, trois neuf, trois dix, toute tierce as-neuf-dix d’une même couleur et nommée « nàpoula » pour « napolitana » en piémontais. Chaque annonce vaut trois points, et les points sont cumulables, y compris entre joueurs et entre équipes. On montre les annonces aussitôt. Puis on commence les tours de jeu : on joue dans le sens anti-horaire, en partant à droite de celui qui a distribué. Le joueur suivant doit poser une carte de la même couleur (famille), sinon il se défausse en posant une autre couleur mais mais cette carte n'aura aucune valeur. Celui qui emporte le tour est celui qui a déposé la carte la plus forte et c'est lui qui lancera le tour suivant. Les cartes prises sont déposées devant l'un des deux joueurs d'une même équipe. Ainsi de suite jusqu'à l'épuisement des cartes. L'équipe qui fait le dernier pli marque un point de « dernière » (« la dériéra »). Puis on compte les plis : le sept et le huit ne valent rien, l'as vaut un point à lui seul, les autres cartes valent un tiers de point chacune et on les compte donc par trois. On note le score du tour pour chaque équipe. La partie se joue en 21 points. On comprend bien qu'à ce jeu les cartes les plus précieuses sont l’as, le neuf, et surtout le dix, tandis que le sept et le huit sont sans aucune valeur. Ce jeu entraîne des stratégies qui consistent à faire des choix selon que l'on mène, ou que l'on est mené, en réservant parfois des cartes pour éviter de les perdre ou pour l'emporter plus tard. Il est curieux d'observer que dans la version molliéroise de ce jeu, on avait le droit de faire des signes à son partenaire, au vu de tous, pour lui faire comprendre la couleur que l'on souhaitait qu'il joue lorsque c'était à lui de lancer le tour : par exemple on touchait sa poitrine pour demander à son partenaire de jouer du coeur, ont frappé la table de l'index pour demander du pique, etc.

On le voit, le principe de ce jeu annonce tout à fait la belote qui arrivera bien plus tard et qui l’enrichira notamment par l'introduction des atouts.

Le « vitou », qui signifie « vite », est l’autre jeu de cartes typiquement molliérois, comme le treset, mais sans doute un peu moins joué en raison de son caractère très léger, rapide et peu sérieux, puisqu'il repose sur le bluff. C'est en tout cas un jeu accessible aux enfants et c'est d'ailleurs par celui-là qu'ils commençaient, l'apprenant et jouant avec leurs grands-pères ou grands-mères. Il déclenchait rires et aimables colères !

En voici la règle : il peut se jouer à quatre par équipe de deux, mais tout aussi bien à deux joueurs. On utilise un jeu de 32 cartes dont voici l'ordre croissant : sept, huit, valet, dame, roi, as, neuf, dix (comme le treset). Si l'on joue à quatre, par équipe, le premier joueur mélange, fait couper à sa gauche, distribue à droite dans le sens anti-horaire. Mais attention, on ne distribue que trois cartes par joueur. Le premier joueur dépose une carte, le suivant et les autres également, dans le sens anti-horaire. Le vainqueur du tour est celui qui a posé la carte la plus forte, et il met le pli de son côté (un seul côté par équipe). Il peut y avoir égalité de la carte la plus haute (« pàta », « sièn pàta » : nous sommes à égalité), le pli sera alors écarté. À la fin du tour, lorsque les trois cartes ont été jouées, on comptabilise le tout : celui qui a la majorité des plis, soit deux à un, deux à zéro, ou trois à zéro, marque un point, mais le tout peut être nul si un pli a été nul et que chaque équipe en a pris un. Mais ceci est un peu plat et les joueurs tenteront des coups en essayant de mettre à l’épreuve leur adversaire et c'est là tout le piquant du jeu : à tout moment, y compris lorsque le tour est commencé ou qu'il est le dernier à jouer, un joueur peut lancer un défi en proclamant avec énergie : « vitou !! ». Le ou les adversaires auront le choix de le mettre à l'épreuve ou de lui céder le point en disant : « prova ! »(essaye ou preuve ?) ou bien : « t’en dounou un »(je t'en donne un). Si l'on fait prouver et que l'on perd, l'adversaire marque trois points et non un. On comprend vite tout l'intérêt de ne pas jouer avec platitude, mais de lancer le plus souvent possible des défis, qu’ils soient vrais ou faux, soit pour remporter le point lorsqu'on n'a pas de jeu, soit pour multiplier son gain par trois lorsqu'on en a un très bon : quoi de plus amusant en effet que de se voir remporter un point avec des sept et des huit, ou de remporter trois points en écrasant son adversaire avec trois dix par exemple, en lançant un « vitou » dès le début du tour. Il est très amusant aussi, en toute fin de tour, lorsque chacun des deux joueurs ou équipe a un pli chacun, et que le ou les adversaires ont posé leur carte, que l'on est le dernier à jouer et de lancer à ce moment-là un « vitou ! » qui va régler le sort de la main, en plongeant son adversaire dans la plus grande incertitude. La partie va en 12 points, c'est un jeu très distrayant, rapide et joyeux.

La scopa : Ce jeu de cartes typiquement italien et très populaire était essentiellement joué avec les carabiniers, mais rarement entre Molliérois. Le mot « scopa » signifie « balai » en italien et il se joue avec un jeu tout à fait spécifique comprenant 40 cartes, chiffres et figures de quatre couleurs : bois, épée, coupe et « denari » (pièces d’or)

Las damas (jugar a dama), les dames : notons qu'il existe une variante italienne de ce jeu et qui était en principe jouée à Mollières comme dans le reste de l'Italie, mais certains damiers en usage dans les dernières années comportant les deux damiers sur leurs deux faces, la version française était également pratiquée et souvent préférées par ceux qui en avaient fait l'essai, qui la trouvaient plus amusante. Rappelons que la version italienne se joue sur le damier des échecs et comporte donc moins de cases. Dans la version italienne, la dame ne se déplace que d'une case en tous sens, ce qui réduit son avantage, tandis que les pions ne se déplacent et ne prennent qu'en avant. On appelle "las pedinas" les pions.

La moura : c'est un jeu de mains d'origine italienne (la mora). Il se joue à deux et permet de se distraire en toute occasion et en peu de temps. Il était joué lors des veillées ou quelquefois dans les cafés lors des foires, mais dans toute autre circonstance où l'on avait un moment à passer. Le principe est le suivant : les deux joueurs tiennent leurs poings fermés vers eux, puis projettent brusquement et simultanément leurs mains en avant en montrant le nombre de doigts qu'ils souhaitent ou le poing fermé pour valoir zéro et exactement au même moment proclament un chiffre compris entre zéro et dix (on dit « mingou » pour zéro). S'il arrive que l'un des deux joueurs ait prononcé un chiffre correspondant à l'addition des doigts des deux joueurs, il marque un point : par exemple, j'ai montré trois en proclamant sept, mon adversaire a montré quatre en proclamant cinq, je marque un point. Si par hasard, les deux joueurs donnent le même chiffre, le coup est naturellement nul ; et si aucun des deux joueurs ne prononce le bon chiffre, on passe. Chaque joueur doit faire l'addition des doigts et comparer à ce qu'il a dit lui-même et à ce qu'a dit son adversaire, puis il tient le compte de ses propres points sur son autre main, la partie allant en cinq. Le principe du jeu est d'aller très vite, c'est un ballet de mains qui vont et qui viennent vers le milieu de la table, et de cris rythmés, car il est essentiel au jeu que les deux joueurs montrent leurs doigts en même temps et que simultanément ils disent leur chiffre.

La muta : (litt. Muette) Cet autre jeu de mains semble être une variante muette et simplifiée de la « moura » ; il est également d’origine italienne et, comme pour ce qui est de la moura, les Molliérois l’ont apprise soit dans les cafés piémontais, soit avec les carabiniers basés à Mollières. Le principe général de la « muta » est très voisin de celui de la « moura » : les deux joueurs montrent rapidement et simultanément un chiffre de leurs doigts sur une main, compris entre zéro (poing fermé) et cinq ; au préalable, les joueurs auront fait le choix des nombres pairs ou impairs : « pàri » ou « dìspari » (comme en italien) ; il faut s’entendre sur qui choisit, puisque l’autre n’aura pas le choix. On additionne donc les doigts montrés des deux joueurs et l’on voit si ce total est pair ou impair : celui qui a le bon choix marque le point et l’on va ainsi en cinq points sans changer le choix initial. Si l’on poursuit le jeu, c’est le perdant qui a l’avantage du choix pour la partie suivante.

Les jeux de boules (jugar a las bochas) : les hommes, les enfants aussi, y jouaient le dimanche après-midi et les jours de fête, avec de grosses boules en bois cloutées, comme partout ailleurs.

          Les jeux des enfants

Téla (signifie toile) : C'est exactement le jeu de la marelle tel qu'il est connu en France. C'est plutôt un jeu d’enfants, avec les grands-mères parfois.

Gaifétas : Le cache-cache traditionnel.

Man chauda (« main chaude ») : un enfant est retourné, le groupe des autres joueurs se tiennent dans son dos : l’un des enfants vient toucher celui qui est retourné, puis celui-ci se retourne brusquement, il doit deviner celui qui l’a touché. S’il devine, c’est au tour de celui qui a été surpris de prendre sa place.

Les courses d’escargots attelés par des ficelles à des chariots montés sur des roues composées de bobines de fil en bois coupées en deux … Les enfants n'avaient pas de jouets, alors ils se les inventaient et se les fabriquaient !

Les roues à aube («lous rués ») sur les ruisseaux : lorsque les enfants passaient des après midis entiers à garder les moutons, ils s’installaient près d’un des nombreux ruisseaux de la vallée de Mollières et y construisaient de petites roues à aube au moyen de petites branches de sapin ou de mélèze ramassées sur le sol et à l’aide de leur seul petit canif, - outil incontournable et très personnel pour tout garçon, comme pour les hommes. Ce canif leur servait aussi pour leur casse-croûte, car pour chaque après-midi passé à garder le troupeau (des brebis), les mères mettaient dans la musette de leur enfant un solide goûter composé de jambon cru, de lard, de fromage, de beurre dans un verre, et de pain, la boisson étant toujours fournie par un ruisseau.

La pêche en général à la ligne, mais parfois même selon les méthodes peu orthodoxes, comme par exemple passer des heures à créer un barrage pour piéger quelques malheureuses truites dont on s'emparait à la main !

          Les fêtes religieuses et festivités villageoises

La fête patronale : « la Madona » et « San Roc », les 15 et 16 août : c'est la plus grosse fête pour les Molliérois, c'est l'occasion de leur plus grande distraction de toute l'année. C'est bien sûr avant tout une fête religieuse, mais c'est tout à la fois une occasion aussi précieuse que rare de s'amuser pour des villageois qui mènent chaque jour une vie dure de labeur et qui, du fait de leur éloignement considérable, ne connaissent même pas les distractions quotidiennes les plus simples que pouvait offrir la vie dans un bourg ou dans un gros village, comme Saint-Sauveur de Tinée, comme de profiter de l'animation de la grand-rue et de ses commerces ou d'aller un peu au café. Cela semble peu de chose, mais la vie des Molliérois était vraiment austère. Voici donc quelques jeux proposés lors de la fête de « la Madona » le 15 août et de « San Roc » le lendemain :

L’enchère des moutons de l’église, après la messe et la procession, avec le sac des haricots noirs et un blanc : un bonimenteur d'occasion montait sur "lou banqué de la glèia"(un banc en pierre accollé à l'église) et, au tirage des différents numéros de billets, puisait les haricits dans un sac en proclamant en italien : "nero !", jusqu'à ce que sorte le "bianco !" triomphal et triomphant. Les gens s'amusaient de peu alors. Le lot gagnant était le chapeau pour un homme, le foulard pour une femme. L'église possédait en effet quelques brebis gardées par des volontaires dans leur propre troupeau : elles faisaient des agneaux qui étaient vendus au bénéfice de l'église.

Pétanque l'après-midi du 15 août

Le jour de la Saint-Roch, messe à nouveau, puis distractions :
Mât de cocagne,
Courses séparées des jeunes hommes, puis des hommes adultes, puis des filles et des femmes ensemble le long de la rivière, en face du village,
Course en sac pour les hommes âgés sur la place du village.

Noël (Chalènas, probablement du latin calendae): repas du soir : raviolis à la sauce aux noix avec peut-être un peu de viande ou quelques « friandises » comme du jambon et plus probablement une bonne tomme et pour finir les traditionnelles « ganses » ou les beignets ou la très habituelle « fioca » ou encore des châtaignes d'Isola ou de Saint-Sauveur, avant d'assister bien entendu à l'incontournable messe de minuit. Le lendemain, on se rendait à nouveau à l'église pour la grand-messe du jour de Noël et c'était à nouveau un repas de fête avec au menu encore des raviolis, suivi d'un ragoût (viandes en sauce avec des pommes de terre le plus souvent), souvent aussi un coq ou une poule, ou bien un morceau de viande d'une bête tuée pour l'occasion, si l'on a déjà tué le cochon, plus rarement un mouton car ces animaux étaient plutôt réservés à la vente ; et on terminait encore avec des ganses, des beignets , et très volontiers aussi avec la fameuse fioca. Pour les enfants, pas de cadeaux en général à Noël. En revanche, pour le jour de l'an, les enfants faisaient le tour des parents, oncles et tantes grands-parents cousins, et présentaient leurs voeux : on leur remettait alors quelques bonbons ou un peu de chocolat. Les jours de fête, les hommes se retrouvaient sur la place l’après-midi pour jouer aux boules, de grosses boules en bois cloutées.

Les Rois (lous rèis) : fête avant tout religieuse marquée principalement par une messe. Ils n'y avait pas de tradition de galette à Mollières. L'usage était de dire aux enfants que si l’on voulait voir les Rois Mages, il fallait aller les attendre la nuit tombée sur le pont du village, revêtu d'un linge humide ! L'histoire ne dit pas s’il y eut beaucoup de volontaires. ..

Carnaval (carneval): cela se passait plutôt le soir du Mardi Gras : les jeunes se noircissaient le visage à la suie (la mascarade : « mascarar » en Molliérois signifie noircir), ils parcouraient le village en chantant, accompagnés par un joueur d'accordéon ou d’autres instruments (violon, harmonica), puis se rendaient dans la nuit au bord de la rivière pour brûler un bonhomme de paille qu'ils avaient confectionné : « Carneval »(carnaval).

Pâques (Pascas): Messe de Pâques le matin, puis repas de fête traditionnel (raviolis, un morceau de viande, ganses ou fiocca) et l’après-midi jeux de boules sur la place pour les uns, bavardages pour les autres…

la Fête-Dieu (la festa de Diou) : On parait le village, chacun accrochait des décorations à sa fenêtre ou à sa porte sur le parcours de la procession qui faisait le tour du village par les rues principales : on trouvait quelque chose de beau, un tableau religieux, un joli dessus de lit fleuri, des fleurs cueillies dans les champs et la procession défilait avec des chants et des prières.

On célébrait de la sorte et sur le même mode toutes les fêtes religieuses : les Rameaux (Rampalm), la Pentecôte (Pendécousta), l'Ascension (l'Assèncìou), la Toussaint (Toussans)... On célébrait également avec assez de relief ce qu'on appelait "la Madona de sétèmbre", autrement dit la Nativité de Notre-Dame, qui se tient toujours le 8 septembre. C'était une seconde fête patronale, car consacrée à la sainte patronne du village, une fête assez simple, principalement religieuse.

...Ainsi allait le temps, rythmé par les saisons et leurs travaux bien définis, et par les fêtes religieuses qui apportaient toujours une petite note colorée, avec ces menus riens qui sortaient pourtant de l'ordinaire.




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